Archives septembre 2010

France-Belarus/ 4 septembre 2010

 

Euro 2012: Quand le bison biélorusse met le coq français KO

Le but de Kislyak

Voilà, c'est fait. La Biélorussie vient de réaliser hier soir le plus retentissant exploit de sa jeune existence footballistique. Depuis la mémorable victoire contre les Pays-Bas (2-1) lors des éliminatoires de l'Euro 2008, le Belarus fourbissait ses armes. Las! Loin de se douter de la mésaventure qui l'attendait, la France s'avançait confiante, dans son antre de Saint Denis. Que n'a-t-on pas entendu ces derniers jours du côté des journalistes parisiens! "La Biélorussie est sur le papier l'une des équipes les plus faibles du groupe"... "Ce devrait être une formalité, malgré la jeunesse de notre équipe". Seul Aurélien Montaroup, latéral gauche français du Dynamo Minsk prévenait sur l'antenne d'Europe 1: "les Biélorusses sont capables d'un bon coup". Voilà, c'est fait. Kislyak a fusillé la France comme un rappel, comme un pied de nez à la morgue arrogante des journaliste parisiens. Pourquoi ne se sont-ils pas, avant ce match, mieux renseignés? Au lieu de dire "le football biélorusse est une inconnue pour nous". Au lieu de dire comme nous l'avons entendu sur France Info "Minsk est la ville plus laide du monde", pourquoi ne sont-ils pas venus chez nous? Pourquoi débiter des mensonges. Nous le mettons sur le compte de l'ignorance. Mais lorsque l'on travaille dans un grand média, on se renseigne. On visite les merveilles du pays. On respecte la culture de l'autre et on s'informe. Comme l'écrivent les journalistes biélorusses ce matin, le coq français a été mis KO. Nous lui souhaitons bon rétablissement. Mais pas trop prompte. Le Belarus vit un âge d'or. Il serait dommage de ne pas en profiter pour le visiter. L'apprécier. Et l'aimer.

 

L'équipe de Voyage Biélo.

Archives janvier 2010 

 

***************** Le métro de Minsk, peut-être bientôt envahi par les machines*********

 

 C'est une petite révolution en Biélorussie. Un distributeur de jetons a été mis en test à la station de métro Poushkinskaïa de Minsk.

Dans le métro de Minsk, station Parc Tcheliouskintsev
Une petite révolution, parce que jusque là, tous les titres de transport, sans exception, étaient délivrés par des vendeurs ou vendeuses au guichet. Le fait que la monnaie ne soit constituée que de billets de banque, n'incitait pas il est vrai à remplacer cette main d'oeuvre par des machines.

 

Mais il semble qu'une société privée ait réussi à inventer un procédé fiable, capable de distinguer sans erreurs, les différents billets biélorusses.

 

Le distributeur va donc être testé à la station Poushkinskaïa. S'il se révèle efficace, des machines envahiront toutes les stations. Une révolution dans un pays où tout est encore basé sur l'humain: même dans les petits "ounivermag" du centre ville de Minsk, la plupart des produits ne sont pas en libre service, et il faut passer par un vendeur, même pour acheter son fromage ou sa brique de lait. Mettre des machines risque donc de provoquer un changement dans les mentalités, autant que de provoquer quelques licenciements chez les employés du "Minskii Metropolitain", le métro de Minsk.

 

18 janvier 2010:

 

******** Le réchauffement climatique menace la pomme de terre biélorusse ! ******** 

 

C'est une enquête très sérieuse du service national de météorologie russe qui l'affirme : la pomme de terre vivrait ses dernières décennies au Belarus.

 Vendeurs de pomme de terre à Minsk, Biélorussie

Le coupable : le réchauffement climatique.

Comme partout, le climat a tendance à se réchauffer en Biélorussie. Déjà dans le sud du pays, du côté de la forêt de Palessié, une nouvelle « zone agraire » a vu le jour. Exit le chou et la pomme de terre, habituées aux terres froides et rigoureuses. Les services de l'agriculture recommandent déjà la culture de céréales et de légumes des pays chauds : sorgo, maïs, tournesol… Et ils ne s'arrêtent pas là : ils demandent aux paysans d'utiliser des formes « hybrides » pour tirer au mieux profit des sols de plus en plus pauvres en eau, et qui demandent désormais un véritable effort d'irrigation.

 

Conséquence directe : la bonne vieille pomme de terre, « le deuxième pain » des biélorusses comme ils l'appellent, semble condamnée. Idem pour le lin, la véritable spécialité nationale du Belarus, qui devrait par conséquent devenir de moins en moins bon marché au cours des prochaines années dans le pays. Enfin, le chou devra peut-être lui aussi laisser sa place à d'autres cultures.

 

Mais pour les biélorusses, le réchauffement climatique n'a pas que des aspects négatifs : dépendants du grand voisin russe pour leur alimentation en gaz, le réchauffement climatique pourrait permettre d'alléger les factures. Les services météo russes prévoient jusqu'à 20 jours de chauffage en moins chaque hiver dans les 10 prochaines années.

 

 

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